Calcul de l'ancienneté
Ancienneté dans l'entreprise en années, mois et jours à partir de la date d'entrée effective, retenue par de nombreuses conventions collectives pour déclencher un droit.
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À quoi sert le calcul d'ancienneté
- Déclenchement du droit à l'indemnité légale de licenciement (8 mois).
- Barème : 1/4 de mois de salaire par an jusqu'à 10 ans, 1/3 au-delà.
- Jours supplémentaires de congés conventionnels, primes d'ancienneté prévues par l'accord de branche.
- Rang dans l'ordre des licenciements en cas de licenciement économique collectif.
- Qualification d'usage : durée nécessaire pour certains avantages internes (épargne salariale après 3 mois, etc.).
Point de départ
L'ancienneté court à partir du premier jour de travail effectif, y compris la période d'essai. En cas de succession de contrats avec le même employeur :
- CDD transformé en CDI : ancienneté CDD reprise.
- CDD successifs sans interruption : cumul possible.
- Intérim puis embauche par l'entreprise utilisatrice : durée des missions réalisées sur les 3 derniers mois reprise.
- Transfert d'entreprise (art. L.1224-1) : ancienneté conservée.
Périodes assimilées
- Congés payés, RTT, repos compensateurs.
- Congé maternité, paternité, adoption.
- Arrêt AT/MP (intégralité de la période).
- Arrêt maladie non professionnelle : prise en compte variable selon la convention collective — en général comptée comme ancienneté même si non comptée en temps de travail effectif pour les congés.
- Congés sans solde : en principe non pris en compte (mais parfois conservé pour certains droits).
Jurisprudence utile
- Cass. soc., 10 juin 2003, n° 01-42.411 : l'ancienneté se décompte à la date de rupture effective, préavis exécuté ou non.
- Cass. soc., 26 juin 2013, n° 12-14.760 : l'ancienneté d'un salarié transféré intègre celle acquise auprès du cédant.