Médiateurs de la consommation

Tout professionnel doit proposer gratuitement au consommateur le recours à un médiateur agréé en cas de litige. Directive 2013/11/UE, transposée en France par l'ordonnance du 20 août 2015.

Principe

Qui encadre

La CECMC (Commission d'évaluation et de contrôle de la médiation de la consommation), adossée à la DGCCRF, évalue et référence les médiateurs. La liste officielle à jour figure sur le site de la CECMC.

Conditions de saisine

  1. Avoir tenté de résoudre le litige directement avec le professionnel par réclamation écrite.
  2. Avoir reçu un refus ou une réponse insatisfaisante, ou aucune réponse dans le délai prévu par la charte du médiateur (souvent 2 mois).
  3. Saisir le médiateur compétent : celui désigné par le professionnel. Certaines branches ont un médiateur sectoriel (banque, énergie, assurance, télécom).
  4. Saisir dans le délai d'un an à compter de la réclamation initiale.
  5. Le litige ne doit pas déjà être porté devant un tribunal ou avoir fait l'objet d'une médiation.

Médiateurs sectoriels notables

Effets de la saisine

Ce que la médiation ne couvre pas

Vous êtes professionnel ? Voir l'obligation de proposer un médiateur de la consommation.

Questions fréquentes

Comment trouver le médiateur de la consommation compétent ?

Ses coordonnées doivent figurer sur le site, les CGV, le contrat ou la facture du professionnel. À défaut, demandez-les par écrit. La liste officielle des médiateurs référencés est publiée par la CECMC.

La médiation de la consommation est-elle obligatoire avant le tribunal ?

Pour le consommateur, elle est facultative. Mais pour les litiges jusqu'à 5 000 €, une tentative de résolution amiable (médiation, conciliation) est en principe exigée avant de saisir le juge, sauf exceptions.

La médiation est-elle payante pour le consommateur ?

Non. Elle est gratuite pour le consommateur ; son coût est à la charge du professionnel.

Quel délai pour saisir le médiateur ?

Au plus tard un an après la réclamation écrite adressée au professionnel. Au-delà, le médiateur peut refuser le dossier.